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Par Marie, vendredi 28 octobre 2016, 14:13

« Avec l'entrée en vigueur de la métropole, comment continuer de faire entendre la voix de Martigues ? »

Notre réponse

Nous nous préparons depuis plusieurs années à ce passage en métropole.
Il faut le rappeler, Martigues sera la 3ème ville de la métropole et à ce titre nous pèserons de toutes nos forces dans le débat.
La métropole sera administrée par un Conseil métropolitain composé de délégués des communes membres, soit environ 239 conseillers communautaires. Nous avons élu au dernier conseil municipal les 5 représentants de la ville.

Par ailleurs, si la loi a posé le cadre de la métropole, son contenu reste à écrire et nous entendons faire des propositions fortes.
Nous avons un projet de territoire à défendre !
Ce projet nous l’écrivons depuis déjà des mois, avec les 113 Maires opposés à la métropole.
Il comportera un volet financier, un volet sur la gouvernance, sur le fonctionnement et les règles de respect à établir.
Ce projet de territoire nous comptons le soumettre au conseil métropolitain afin d’obtenir des garanties sur l’avenir.

Nous avons toujours été vigilants, combattifs, je le répète, le combat continue.

Par Alain, mercredi 18 mai 2016, 17:36

« Je suis un habitant impliqué dans ma ville, notamment dans les conseils de quartier. Comment demain les habitants pourront-ils s’exprimer sur le devenir de leur territoire ? »

Notre réponse

Notre force à Martigues, a toujours été de nous appuyer sur les habitants, à travers les conseils de quartiers ou à travers l’observatoire citoyen. L’idée n’étant pas de faire « pour » les gens mais bien « avec » eux !

Au-delà de la voix des élus, nous voulons proposer des instances citoyennes afin que chaque citoyen puisse être informé, agir et contrôler.

Nous proposerons de créer des comités de consultation, des conseils de développement, comités d’usagers, et un observatoire des politiques métropolitaines. Nous nous battrons pour obtenir ces contre-pouvoirs.

Ils seront la réponse aux critiques que nous faisons de la métropole qu’on nous impose : une métropole éloignée des habitants et déconnectée des territoires.

Par Claude, mardi 01 décembre 2015, 13:20

« Ce qui m’inquiète avec la création de la Métropole c’est le sentiment qu’on ignore et qu’on relègue les communes. Partagez-vous ce sentiment ? »

Notre réponse

En effet je continue de croire qu’à travers la création de la Métropole, c’est la commune qui est visée.

L’ambition est clairement affichée : faire disparaître cet échelon politique afin de favoriser l’émergence d’un territoire plus grand, plus puissant.

C’est aussi la volonté d’éloigner le politique du citoyen, d’éloigner les lieux de décision des habitants. Nous assistons ainsi à un véritable recul démocratique.

L’échelon communal est aujourd’hui remis en question à deux niveaux : d’abord l’État tente de museler les villes en baissant les dotations aux collectivités (17 milliards entre 2015 et 2017), et aussi avec la création de la métropole Aix-Marseille Provence.

Ce qui est terrible dans ces décisions, c’est qu’à terme, les collectivités ne pourront plus assurer les services publics du quotidien (crèches, cantines, bibliothèque, CIS, etc). Aujourd’hui on en mesure déjà les impacts, car en termes d’investissement nous sommes limités.

Au-delà des équipements que nous devons revoir à la baisse ou différer, ce sont, par ricochets, toutes les entreprises qui souffrent de ce contexte économique.

Après la disparition de la Taxe professionnelle, était-il vraiment pertinent de couper les dotations aux collectivités de manière si drastique alors qu’elles sont le premier investisseur de France ?

Par Jean-Marc, mardi 03 novembre 2015, 22:33

« La métropole promet une solidarité entre les territoires. Pourquoi ne pas s’en réjouir ? »

Notre réponse

À Martigues, cela fait 50 ans que nous menons des politiques de solidarité. L’ensemble des services publics de première nécessité que nous mettons en œuvre au quotidien le révèle : l’accompagnement social, les CIS, l’accès à la culture pour tous, la préservation du foncier, la mixité dans les quartiers, la répartition de la carte scolaire, etc...

Vivre à Martigues coûte bien moins cher que dans d’autres villes du département et surtout la qualité de vie y est meilleure.
Je dis toujours que le Service Public, c’est le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas. C’est notre préoccupation quotidienne.

Quand Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation est venue me voir pour découvrir la Ville, elle a été plus que surprise de la densité et de la qualité de nos équipements. Elle a été dithyrambique sur la qualité du service public, dans son ensemble. L’État, avec cette réforme, souhaite donner un remède à des Villes qui ne sont pas malades !

Se regrouper est essentiel sur certaines compétences et nous n’avons jamais été opposés à travailler en transversalité, bien au contraire.
La CAPM en est sans doute le meilleur exemple. Mais nous sommes allées encore plus loin : avec le transport par exemple, nous n’avons pas hésité à nous unir avec le San Ouest Provence pour créer ensemble le réseau de bus Ulysse qui aujourd’hui sillonne l’ensemble de l’Ouest de l’Etang de Berre.

D’ailleurs, la solidarité territoriale demeure une ambition. Nous avons fait la proposition, au début du combat contre la métropole, un Établissement public opérationnel de coopération.

Il aurait permis des coopérations librement consenties entre les villes, et les communautés d’agglomération, sur des compétences diverses comme le développement économique, le transport. Devant la lourdeur administrative d’un monstre qui regrouperait une centaine de communes et engloutirait 6 intercommunalités, nous faisions la proposition d’une structure souple et rapidement efficace.

Par Audrey, vendredi 16 octobre 2015, 11:04

« Monsieur Charroux,
La loi est votée et donc malgré toutes les actions entreprises la métropole existera.
Alors pourquoi un livre aujourd’hui ?
»

Notre réponse

Madame,

Effectivement la Métropole Aix-Marseille-Provence sera officiellement créée le 1er janvier 2016 mais comme je le précise dans ce livre, son édifice reste à bâtir et c’est important que chacun puisse participer à cette construction.

Il reste beaucoup de choses à écrire et certaines réalités devront bien être prises en compte comme les particularités des différents territoires et l’intérêt des populations. On peut décider de regarder s’installer une métropole libérale ou continuer à montrer que les maires, les élus de terrain, les citoyens, les personnels impactés, les syndicats ou encore l’ensemble du tissu associatif et économique ont une autre vision pour le devenir de ce territoire métropolitain.

Aucune des propositions répertoriées dans ce livre n’est utopique. Elles sont tirées d’un modèle existant, celui de la Ville de Martigues. Elles ont été transposées avec succès à l’échelle de l’intercommunalité du Pays de Martigues et donc, elles peuvent l’être à l’échelle de la métropole. L’objectif de cet ouvrage est de continuer le débat et le combat pour une autre métropole que celle que l’on veut nous imposer. Je vous invite, Audrey, à si vous le souhaitez, prendre part à ce débat en participant à un rendez-vous qui sera organisé autour du livre ou à envoyer votre contribution sur ce site.

Cordialement,
Gaby Charroux.